<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" version="2.0"><channel><atom:link rel="hub" href="http://tumblr.superfeedr.com/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"/><description>Recueil des textes qui me trottent dans la tête. Si vous voulez de la politique, c’est plutôt ici : www.simonulrich.com</description><title>Blog artistique de Simon ULRICH</title><generator>Tumblr (3.0; @simonulrich)</generator><link>http://simonulrich.tumblr.com/</link><item><title>Les chateaux de sables</title><description>&lt;p&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;Les souvenirs ne sont qu’un grand château de sable où chaque rayon du soleil donne brillance à quelques quartz emprisonnés. Du meuble, nous façonnons, nous construisons, nous cimentons ce qui, pendant quelques palpitations de vies, nous apparait être une demeure perpétuelle. En parcourant ses couloirs, nous nous y perdons souvent. Nous oublions les ailes, les salles, les caves. Nous ignorons même parfois qu’il nous est possible de passer le pont-levis pour découvrir d’autres mondes. Pourtant, la souffrance d’entendre dans ces murs la résonance du silence nous entraine à conquérir courageusement un autre bac à sable. Alors, l’excitation emballe notre coeur. Nos palpitations jouent une mélodie de détonateur. La peur vient se mélanger à l’espérance. Sous l’effet de ce cocktail enivrant et paralysant, l’autre main nous semble si loin. Elle est si proche. Nos yeux se portent sur elle. Nous la fixons comme si sa seule vue écartait toutes nos craintes. À ce moment, ce ne sont ni rougeur ni sueur qui montent en nous, mais une force. Progressivement, elle vient animer notre bras. Ainsi, doucement, comme si les doigts repéraient le chemin du retour, notre main atterrit, délicatement, sur la paume de l’autre. Les doigts se mélangent alors. Notre pont-levis se referme sur la main de l’autre, ainsi serrée. La peur n’est plus. Elle n’a jamais été. Dans l’instant, le sable se fond. Il n’y a plus qu’un monde. Le silence a disparu. L&amp;#8217;extérieur n&amp;#8217;est plus. Car il n’y a plus qu’un château de sable dont le soleil donne brillance à tous les quartz libérés. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://simonulrich.tumblr.com/post/42114739385</link><guid>http://simonulrich.tumblr.com/post/42114739385</guid><pubDate>Sat, 02 Feb 2013 18:14:00 +0000</pubDate></item><item><title>Une vie d'allumettes</title><description>&lt;p&gt;&lt;span&gt;La vie parfois a besoin d’allumettes. Quand la réalité étend calmement, patiemment, silencieusement son long manteau obscur de solitude sur nos vies. Alors, la cécité s’impose même dans nos rêves. Oubliant que c’est l’éclat d’une étincelle qui embrase, enflamme nos vies, nous finissons par nous convaincre que le monde est réel. Mais le feu existe toujours. Jamais il ne s’éteint. Jamais nous ne pouvons étouffer celui qui brule et embrase notre cœur, lui donnant ainsi son rythme de la vie à la mort. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;Je ne veux plus de cette réalité qui me fait oublier cette chaleur. Je veux à nouveau que le monde mime mes rêves. Je veux ressentir l’étincelle de ton regard se posant sur moi et venant enflammer à nouveau la paille sèche qu’est aujourd’hui devenu mon cœur. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;Bruler, c’est la destinée de ceux qui rêvent et qui aiment. Certains n’y voient que l’enfer. Qu’ils gèlent dans leur tristesse ! Moi, les flammes ne m’effrayent dorénavant plus. Justement parce que j’ai compris que derrière elles, malgré les brulures, un jour, je réussirai à y découvrir ton visage d’ange. Dès lors, j’abandonnerai derrière moi toutes allumettes et autres subterfuges. Car tu seras là. Tu seras ma lumière, ma chaleur, mon feu, ma réalité, mon rêve, et ce jusqu’à ce qu’une nuit mon corps se refroidit, consumer qu’il a été d’une vie si brulante à tes côtés. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://simonulrich.tumblr.com/post/41606863676</link><guid>http://simonulrich.tumblr.com/post/41606863676</guid><pubDate>Sun, 27 Jan 2013 14:07:55 +0000</pubDate></item><item><title>Un coeur cicatrisé </title><description>&lt;p&gt;&lt;span&gt;Brisé, serré, le coeur est abimé. Il irrigue pourtant de toutes ses forces la vie et le corps. Mais, il s’épuise. Chaque capillaire, chaque artère et veine saignent. Elles saignent de l’amour passé, trépassé, outrepassées qu’elles furent par cette réalité carnivore. Se souvenir, cela revient à déposer doucement et minutieusement du sel acidulé sur ses plaies vivaces et à peine cicatrisées. La douleur est féroce. Elle enserre. Elle étrangle. Elle strangule. Elle tue un monde. Un imaginaire s’écroule alors ne laissant que des ruines assombries où juste quelques rayons lumineux réussissent à se refléter dans toutes ces flaques de sang, dans ces tristes rémanences des crimes de joies d’hier et des espoirs aujourd’hui trahis. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;Les souvenirs n’existent que par le présent. Ils sont perfusés par l’avenir. Quand celui-ci fuit, tout s’écroule. Tout se mélange. Il ne reste alors plus que le bruit, le fracas et les cris d’une voix roque, usée et abimée par trop de combats. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;Mais les cris continuent à résonner. Nous les entendons. La voix se brise pour permettre au monde d’entendre et de se transformer. Les miroirs éclatent. Les verres explosent. Pourquoi la réalité serait-elle à jamais sourde ? Saignons, tachons chaque drap et chaque habit de nos peines. Mais crions. Crions de tout l’espoir que notre coeur garde en lui. Crions pour que les murs et la terre nous entendent. Crions pour que la vie nous écoute. Crions pour que l’avenir revienne. Nos souvenirs seront ainsi à nouveau perfusés. La lumière éclairera à nouveau le passé. Le présent, lui, brillera, car le coeur sera cicatrisé, enfin&amp;#160;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://simonulrich.tumblr.com/post/41606805613</link><guid>http://simonulrich.tumblr.com/post/41606805613</guid><pubDate>Sun, 27 Jan 2013 14:06:40 +0000</pubDate></item><item><title>Un livre pour son livre</title><description>&lt;p&gt;&lt;span&gt;&lt;img alt="image" src="http://media.tumblr.com/02e17f037e5ebf8457858251a7f085cc/tumblr_inline_mhaf69YL2E1qz4rgp.jpg"/&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;L’histoire s’achève. Le livre se referme. Les derniers mots résonnent encore dans mon esprit. Mes yeux se portent alors sur la couverture. Je la scrute dans tous les sens. Comme si, malgré les heures passées en sa compagnie, je découvrais pour la première fois l’ouvrage. Mes mains le serrent, le caressent, le sentent mais cela n’est aucunement suffisant pour me faire vivre à nouveau l’excitation des débuts. Pourtant, il y a encore quelques instants, quand il était encore ouvert et que la fin me semblait si loin, rien ne pouvait m&amp;#8217;en éloigner. La littérature, le monde des esprits et des lettres se résumaient à ces pages. Les mots me kidnappèrent. Ils me portaient, m’envoutaient, me submergeait. Sans m’en rendre compte, progressivement, en parcourant la dernière page, je quittais un océan dans lequel je ne pourrais jamais plus nager. J’ai fini par en être conscient. L’adieu était inévitable. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;L’auteur avait forcément achevé son texte. Sans ça, sans cette échéance programmée, sans l’encre affutée du point final, il aurait été impossible de trouver le livre dans une étagère. Quel dommage cela aurait été de ne pas le lire&amp;#160;! Sans fin, il aurait été prisonnier à jamais de l’esprit de son créateur. Un monde, une dimension n’auraient alors jamais pu naitre. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;Malgré cette fin, malgré cette destinée, tout n’est pas perdu. Je ramène avec moi quelques grains de sable de l’océan que j’ai tant aimé. C’est un souvenir. Et comme tous les souvenirs, les grains se perdent, s’entremêlent et se percutent dans ma poche. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;En posant mes yeux sur la couverture pour la dernière fois, je me surprends à la renifler. Je veux sentir de tous mes sens ce passé. Mais le temps est venu de ranger les choses et de les mettre à leur place. Un livre lu est destiné à séjourner à jamais dans une bibliothèque. D’autres, à leur loisir, pourront s’en emparer à l’insu de tous. Aujourd’hui, je me rends compte qu’à chaque fois que j’entrepose un livre, un autre tombe au sol. La première page est toujours vierge. Je la tourne donc. Quant à la suivante, ce soir, j’y découvre pour la première fois mon nom. Le temps des pseudonymes est donc lui aussi résolu&amp;#8230; Enfin, je découvre mes mots sillonner et courir sur le papier. À ma grande surprise, avant même de les lire, en découvrant par avance la dernière page, je peux déjà y voir un point final imprimé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://simonulrich.tumblr.com/post/41606787235</link><guid>http://simonulrich.tumblr.com/post/41606787235</guid><pubDate>Sun, 27 Jan 2013 14:06:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le jardinier et sa fleur</title><description>&lt;p&gt;&lt;span&gt;Il l’aperçut. Elle était dans un sale état. Les pétales s’étaient envolés depuis bien longtemps. La tige, n’en parlons pas. À côté, une queue de cochon aurait pu apparaitre comme l’apothéose du redressement. En tournant autour, il vit que les racines vivaient encore. Elles s’inséraient et se nourrissaient dans une terre sèche. Elle était loin d’être en forme, mais le fait d’être encore vivante traduisit une force incroyable. L’oeil averti du jardinier qui vécu tant de saisons ne se laissa pas tromper. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;Il décida alors d’en prendre soin. De la terre sèche, il l’irrigua. Cela prit du temps. Il dut aller chercher l’eau loin dans une région humide. Il construit en quelques semaines un aqueduc. L’eau parvint. La plante verdit à nouveau. Mais ce n’était pas suffisant pour que les pétales éclosent enfin. Il décida donc de semer quelques graines autour d’elle. Depuis toujours, il est persuadé que la nature communique, que les forces telluriques s’échangent, se partagent et se renforcent. Il devait avoir raison, car la plante se mit à grandir comme personne ne put l’imaginer à part lui il y a quelques mois. D’une queue en tire bouchon, elle se redressa. Des petits bourgeons semblaient s’y former. Après l’eau et la compagnie d’autres plantes, il sentit que pour fleurir, elle avait encore besoin de lumière. La plante sembla avoir toujours vécu dans l’ombre. Elle devait, recroquevillée comme elle était, croire à une mauvaise légende quand on lui contait l’existence de la chaleur que procurent ces ondes granuleuses de photons. Ainsi, notre ami le jardinier transporta sa nouvelle fleur sous un soleil encore inconnu pour elle. Là, la magie de la nature se révéla à lui et à elle. Des pétales magnifiques, multicolores, odorants formèrent une fleur comme le vieux jardinier n’en avait encore jamais vu jusqu’alors. Il n’en croyait pas ses yeux. Son flair s’était avéré bon. Il était fier de lui et de la fleur. Il ne cessa de la regarder avec fierté. Il ne voulait jamais la perdre de vue. Il la garda à l’oeil même quand il devait chaque jour se rendre au travail dans les champs sous un soleil caniculaire. Pour continuer à protéger sa plante, il devait vivre. Et pour vivre, il avait besoin de récolter de l’orge et du blé. Un jour, alors qu’il était dans un champ, il serrait fortement sa fourche au point que la sueur de son front coula jusqu’aux ampoules qui déformaient ses pauvres mains. Ce jour-là, lorsqu’il qu’il regarda son outil qui le lasserait tant, le soleil se mit à se refléter sur cet acier bouillant. Ébloui, il ne savait plus où porter son regard pour surveiller sa tendre plante. Quand sa vue était revenue, il aperçut alors les pétales s’envoler dans les zigzagues du vent. La tige persistait mais était nue comme à son premier jour. Attristé, perdu, envouté par les souvenirs de la fleur unique avec qui il partagea ses derniers mois, il se fit alors une promesse. Il décida de maintenir vivant le souvenir jusqu’à une saison prochaine. Il le savait. Le soleil revient toujours. Il sait déjà qu’il se lèvera à l’est. Notre jardinier avait un coup d’avance. Saura-t-il en profiter&amp;#160;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://simonulrich.tumblr.com/post/41606715536</link><guid>http://simonulrich.tumblr.com/post/41606715536</guid><pubDate>Sun, 27 Jan 2013 14:04:00 +0000</pubDate></item><item><title>Ce n'est pas la mort...</title><description>&lt;p&gt;&lt;span&gt;C’est l’histoire d’une vie. Une dame qui se fait vielle. Son quotidien est ce qu’il est. Le matin, durement, elle se lève. À son âge, même ce geste répété depuis toujours est difficile. Elle se convainc que ce n’est pas grave, ce n’est quand même pas la mort. Debout, les pantoufles enfilées, elle se dirige vers sa cuisine. Le petit déjeuner est, depuis son plus jeune âge, le moment sacré de sa journée. Jamais, elle ne s’est refusé au plongé olympique de son croissant dans une piscine de café au lait. Avant, quand elle le pouvait encore, elle allait chaque matin dévaliser la boulangerie de son village. Elle n’en a désormais plus la force. Elle se contente de croissants industriels sous vide. Ce n’est pas si grave, ce n’est pas la mort. Réveillée et renforcée par ce «&amp;#160;délice&amp;#160;» matinal, elle se dirige vers la salle de bain. Coquette, elle l’a toujours été. Plus jeune, elle plaisait vraiment aux hommes. À la voir aujourd’hui, on a du mal à l’imaginer. On préférerait plutôt l’aider à dégager la crasse que l’âge a accumulé. Elle se frotte durement. Naïvement, on pourrait croire que ce sont ces gestes répétés depuis une éternité qui a accumulé et parsemé les rides qui la dévisagent. Malheureusement, la savonnette est innocente. L’âge, lui par contre&amp;#8230; Mais bon, s’enlaidir, ce n’est tout de même pas la mort. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;Aussi propre qu’elle a pu, elle se retrouve libre d’obligations. Que faire ? Cette question ne cesse de la hanter. Lire, elle n’en a plus la force. Ses yeux distinguent difficilement les lettres. Ce n’est pas la mort. Elle se met alors devant la télévision. Même à son âge, elle trouve pénibles les imbécilités diffusées. Elle l’éteint assez rapidement. L’ennui la gagne alors. Elle décide donc de sortir pour se détendre dehors. Il y a un banc public où elle aime prendre place. L’air et le soleil lui frappent la peau. Elle ressent enfin. Notre vieille dame s’assit comme d’habitude. Rythmée, sa vie l’est totalement. La répétition, avouons le, ce quand même pas la mort. Souvent, une autre dame s’assoit à côté d’elle. Elles discutent toutes les deux de choses et d’autres. Les choses, c’est le climat. Les autres, c’est l’apparence risible des passants. Chaque jour, la même discussion raisonne sur ce banc. Ce n’est pas la mort. Après ce moment de forte sociabilité, notre bonne vielle grande mère se décide de rentrer. La fatigue la prend rapidement. Elle n’est plus aussi nerveuse qu’auparavant. Une sieste s’impose chaque début d’après-midi. Que du temps dormit, mais ce n’est pas la mort&amp;#8230; Réveillé, elle décide de se rappeler quand elle était jeune. Les souvenirs, ce sont les seules contrées étrangères qu’elle peut encore visiter. Elle se souvient de ce jeune garçon. Il était si beau. Ils ont passé la plus grande partie de leurs vies ensemble. Lui, il l’a quitté il y a quelques années. Là c’était la mort. Le silence l’a remplacé. Péniblement, elle essaye de se souvenir. Pour la première fois de la journée, son âge l’en empêche. Oublier, ça, c’est la mort&amp;#8230;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://simonulrich.tumblr.com/post/22439494707</link><guid>http://simonulrich.tumblr.com/post/22439494707</guid><pubDate>Sat, 05 May 2012 12:06:36 +0100</pubDate></item><item><title>Stoneheaven à proximité d’Aberdeen</title><description>&lt;img src="http://24.media.tumblr.com/tumblr_m37cc8SPTV1roy9nxo1_500.jpg"/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Stoneheaven à proximité d’Aberdeen&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://simonulrich.tumblr.com/post/21991463032</link><guid>http://simonulrich.tumblr.com/post/21991463032</guid><pubDate>Sat, 28 Apr 2012 19:21:00 +0100</pubDate></item><item><title>Souvenirs et poussières</title><description>&lt;p&gt;&lt;span&gt;Il était une fois un enfant qui naquit dans une famille heureuse. Entouré, protégé, son enfance fut un petit morceau de paradis. Des souvenirs, il en a encore de ce temps-là. Ils s’effacent un peu. C’est normal. Le temps prend sa part de salle besogne. Mais, ce petit vieillissant a aussi sa part de responsabilité. Du passé, il s’efforce à ne pas y poser de mots. Les photos disparaissent alors sous une poussière qui s&amp;#8217;agrège. Et quand il prend le courage de souffler des mots pour l’écarter, le petit découvre qu’il ne persiste plus que quelques bribes d’image griffonnée et grisâtre. Il le sait, la photo est perdue à jamais. Les mots n’y suffiront plus. Alors, attristé, il perd courage et ne s’occupe plus des autres cadres perchés sur l’armoire de sa mémoire. La poussière étend alors son royaume et la tristesse empire son emprise sur l’ancien garçon. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;Pourtant, de ces étés et de son passé, il se souvient encore de la chaleur. Quand les visages et les voix nous quittent sous les affres du temps, il persiste la température de ces moments oubliés. Comme si la brulure du souvenir ne cesse jamais de se rappeler à nous. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;Lui, il se souvient, mais il se refuse à parler, même à lui même. C’est son jardin secret interdit. C’est son cimetière à lui. Pourtant, que ces brulures font mal ! Que l’enfance fut belle ! Que l’avenir lui est prometteur. Mais il se refuse à rouvrir ces cadeaux éternels. Lui, il veut restaurer les paquets déchirés. Impossible, il n’y parviendra pas. L’enfant adulte est triste, car il le sait. Il le restera. Imbécile qu’il est. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div&gt;&lt;span&gt;&lt;br/&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://simonulrich.tumblr.com/post/21990542609</link><guid>http://simonulrich.tumblr.com/post/21990542609</guid><pubDate>Sat, 28 Apr 2012 19:07:31 +0100</pubDate></item><item><title>La vie, un jeu de lettres</title><description>&lt;p&gt;&lt;span&gt;L’univers n’est que par la grâce d’une lettre absente. Pensez, ajoutez un simple «&amp;#160;d&amp;#160;» à la vie et vous obtenez le vide. Or, sans vie, cet amas de roches, cette effusion d’atomes et d’électrons qui s’entrechoquent, se rejettent et s’attirent, ne trouveraient personne ni quiconque pour l’admirer et s’admirer. La beauté et la nature sont donc vides sans le regard de la vie pour les contempler. Le temps est certes une valeur physique. Sa relativité n’est peut-être pas simplement que le fruit de règle mathématique et de la constante universelle. Sans la vie, sans l’absence salvatrice du «&amp;#160;d&amp;#160;», personne ne serait là pour le calculer. Sans vie, le temps est vide et nul. Le passé nait que par la première montre. Il apporte avec lui ses dettes. Une lettre en moins offre de la place&amp;#8230; Les distances, autre aspérité du temps, n’aurait alors plus de sens. Un «d» en plus et aucune conscience ne prendrait le temps de mesurer l’écart entre des années lumières et la taille d’un noyau.  L’écart serait vide, car il souffrirait de l’absence de comparaison. Vie et vide, une lettre de différence, un univers d’écart. Attention aux lettres, en rajouter une, ce serait une implosion, un big bang à l’envers. Mais finalement, peu importe, dans le vide, la vie n’a que faire. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://simonulrich.tumblr.com/post/21989440977</link><guid>http://simonulrich.tumblr.com/post/21989440977</guid><pubDate>Sat, 28 Apr 2012 18:50:00 +0100</pubDate><category>atome</category><category>univers</category><category>sciences</category><category>vie</category><category>vide</category><category>étoile</category><category>physique</category><category>philosophie</category></item><item><title>Coup de gueule en forme d'argumentaire sur le vote utile</title><description>&lt;p&gt;&lt;p class="p1"&gt;&lt;span class="s1"&gt;Depuis des mois, des années mêmes, une question revient sans cesse à chaque élection. Ce n’est ni celle de l’emploi, encore moins celle de la jeunesse ou du système économique. À chaque scrutin présidentiel, les troupes médiatiques se mettent en ordre pour vous appeler à vous soumettre à un fameux vote utile. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="p1"&gt;&lt;span class="s1"&gt;Il suffit de rien qu’un mot, plus précisément une date, le 22 avril, et nous voilà paralysés, honteux et perdus. Avec cette évocation, ces importants nous font porter l’échec de la gauche à la place bien sûr des premiers responsables. À les écouter, il y aurait donc à distinguer un vote utile, bon, digne d’un autre, affreux, déshonorant, malsain et qui ne serait alors que le signe de notre incompétence.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="p1"&gt;&lt;span class="s1"&gt;Pour bien faire, il nous faudrait donc voter pour conforter des leaderships, des plans de carrière. Ainsi, voter utile reviendrait à consolider l’ordre établi, le système, quitte à aller contre son propre intérêt de citoyens.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="p1"&gt;&lt;span class="s1"&gt;Oublions donc nos convictions. Votons utile, car le diable rôde. Elle est blonde, elle bave haineusement et se nomme Le Pen. Comme dans les contes d’enfants, chaque soir, on nous murmure à l’oreille son nom. Et là, dans l’obscurité de l’isoloir, la peur du 22 avril, la peur de mal faire nous étrangle et nous rentrons sagement dans le troupeau gardé soigneusement par nos bons vieux bergers PS et l’UMP. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="p1"&gt;&lt;span class="s1"&gt;Oui, il existe un danger Le Pen. Et la meilleure façon de combattre cette haineuse défenseure du grand capital, c’est de résister. Résister en faisant de la politique ! Résister en refusant de se laisser voler son vote. Car aucune raison n’est suffisamment bonne pour justifier cet abandon qui présente toutes les formes d’une soumission.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="p1"&gt;&lt;span class="s1"&gt;L’enfer serait pavé de bonne intention. La république, elle, ne se construit et ne vit qu’autour de l’intérêt général et de l’engagement en son nom des citoyens. Notre vote doit venir choisir dans les programmes antagonistes proposés, celui qui sert le mieux cet intérêt général. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="p1"&gt;&lt;span class="s1"&gt;C’est là qu’est le véritable vote utile. Il doit venir choisir le programme qui répond aux mieux à nos exigences de citoyens. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="p1"&gt;&lt;span class="s1"&gt;Si nous sommes pour le SMIC à 1700 euros et la retraite à 60 à taux pleins, pourquoi donner notre suffrage à ceux qui acceptent la réforme Fillon et n’évoquent même pas l’augmentation des salaires ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="p1"&gt;&lt;span class="s1"&gt;Si nous en avons marre des inégalités et que les marchés décident de notre quotidien, alors votons pour ceux qui proposent de créer dans toutes les entreprises l’écart de salaire de 1 à 20 et de «&amp;#160;brisez les reins de la finance&amp;#160;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="p1"&gt;&lt;span class="s1"&gt;Si comme nous, tu en as marre de voir des grandes firmes détruire la nature pour le seul profit de certains. Alors, vote pour ton intuition humaniste. Apporte ton suffrage à ceux qui défendent la planification écologique. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="p1"&gt;&lt;span class="s1"&gt;Ton vote sera alors utile pour toi, pour la république, pour l’intérêt général. Tu résisteras et tu ne seras pas naïf. Tu ne t’étonneras pas, comme certains, qu’en abandonnant tes convictions dans l’isoloir, tu ne les retrouves pas à la sortie de l’urne. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://simonulrich.tumblr.com/post/16973545280</link><guid>http://simonulrich.tumblr.com/post/16973545280</guid><pubDate>Fri, 03 Feb 2012 13:37:15 +0000</pubDate><category>vote utile</category><category>front de gauche</category><category>melenchon</category><category>mélenchon</category></item><item><title>Mon dernier article sur comment et pourquoi, avec mélenchon et le front de gauche, nous allons réussir le socialisme à la française</title><description>&lt;a href="http://simonulrich.wordpress.com/2012/02/02/comment-nous-allons-reussir-le-socialisme-a-la-francaise-placeaupeuple/"&gt;Mon dernier article sur comment et pourquoi, avec mélenchon et le front de gauche, nous allons réussir le socialisme à la française&lt;/a&gt;</description><link>http://simonulrich.tumblr.com/post/16973490580</link><guid>http://simonulrich.tumblr.com/post/16973490580</guid><pubDate>Fri, 03 Feb 2012 13:34:54 +0000</pubDate><category>socialisme</category><category>mélenchon</category><category>front de gauche</category></item><item><title>Les beaux petits raisins de champagne :)</title><description>&lt;img src="http://25.media.tumblr.com/tumblr_lyoexqDiE61roy9nxo1_500.jpg"/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;Les beaux petits raisins de champagne :)&lt;/p&gt;</description><link>http://simonulrich.tumblr.com/post/16827250575</link><guid>http://simonulrich.tumblr.com/post/16827250575</guid><pubDate>Tue, 31 Jan 2012 18:49:02 +0000</pubDate></item><item><title>"Après la guerre, deux choix s’offraient à moi : finir ma vie comme député, ou la finir..."</title><description>““Après la guerre, deux choix s’offraient à moi : finir ma vie comme député, ou la finir comme alcoolique. Je remercie Dieu d’avoir si bien guidé mon choix : je ne suis plus député !””&lt;br/&gt;&lt;br/&gt; - &lt;em&gt;Winston Churchill&lt;/em&gt;</description><link>http://simonulrich.tumblr.com/post/16827266419</link><guid>http://simonulrich.tumblr.com/post/16827266419</guid><pubDate>Tue, 31 Jan 2012 18:49:00 +0000</pubDate></item><item><title>"« C’est une belle chose d’être honnête, mais il est également important..."</title><description>“« C’est une belle chose d’être honnête, mais il est également important d’avoir raison.  »”&lt;br/&gt;&lt;br/&gt; - &lt;em&gt;Winston Churchill&lt;/em&gt;</description><link>http://simonulrich.tumblr.com/post/16826860043</link><guid>http://simonulrich.tumblr.com/post/16826860043</guid><pubDate>Tue, 31 Jan 2012 18:39:05 +0000</pubDate></item><item><title>"Certains changent de conviction par amour de leur parti, moi je change de parti pour l’amour..."</title><description>“Certains changent de conviction par amour de leur parti, moi je change de parti pour l’amour de mes convictions.”&lt;br/&gt;&lt;br/&gt; - &lt;em&gt;Winston Churchill&lt;/em&gt;</description><link>http://simonulrich.tumblr.com/post/16826748538</link><guid>http://simonulrich.tumblr.com/post/16826748538</guid><pubDate>Tue, 31 Jan 2012 18:36:08 +0000</pubDate></item><item><title>Et oui, il y a la mer même au froid :) J’aime écrire de la...</title><description>&lt;img src="http://24.media.tumblr.com/tumblr_lyodm2vfjL1roy9nxo1_500.jpg"/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;Et oui, il y a la mer même au froid :) J’aime écrire de la merde sur ce petit blog :p Ca me rajeunie. Bientôt, le langage SMS à la lycéenne :). Dans un mois, je vous parle Suicide, culture emo…&lt;/p&gt;</description><link>http://simonulrich.tumblr.com/post/16826154691</link><guid>http://simonulrich.tumblr.com/post/16826154691</guid><pubDate>Tue, 31 Jan 2012 18:20:00 +0000</pubDate></item><item><title>Y a des plaisirs qui ne se refusent pas en Écosse :)</title><description>&lt;img src="http://25.media.tumblr.com/tumblr_lyod1oCFyN1roy9nxo1_500.png"/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;Y a des plaisirs qui ne se refusent pas en Écosse :)&lt;/p&gt;</description><link>http://simonulrich.tumblr.com/post/16825694400</link><guid>http://simonulrich.tumblr.com/post/16825694400</guid><pubDate>Tue, 31 Jan 2012 18:08:12 +0000</pubDate></item><item><title>
Le glaude, vient boire un petit coup. 
</title><description>&lt;iframe width="400" height="300" src="http://www.youtube.com/embed/9ZyxeZtucqI?wmode=transparent&amp;autohide=1&amp;egm=0&amp;hd=1&amp;iv_load_policy=3&amp;modestbranding=1&amp;rel=0&amp;showinfo=0&amp;showsearch=0" frameborder="0" allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le glaude, vient boire un petit coup. &lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;</description><link>http://simonulrich.tumblr.com/post/16776462486</link><guid>http://simonulrich.tumblr.com/post/16776462486</guid><pubDate>Mon, 30 Jan 2012 21:13:43 +0000</pubDate></item><item><title>Un de mes amours qui me manque tant en écosse. La bière...</title><description>&lt;img src="http://25.media.tumblr.com/tumblr_lympvlu47l1roy9nxo1_500.jpg"/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;Un de mes amours qui me manque tant en écosse. La bière belge…&lt;/p&gt;</description><link>http://simonulrich.tumblr.com/post/16775113665</link><guid>http://simonulrich.tumblr.com/post/16775113665</guid><pubDate>Mon, 30 Jan 2012 20:50:09 +0000</pubDate></item><item><title>Photo</title><description>&lt;img src="http://24.media.tumblr.com/tumblr_lykganwnX51rnzlmto1_500.jpg"/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;</description><link>http://simonulrich.tumblr.com/post/16774833834</link><guid>http://simonulrich.tumblr.com/post/16774833834</guid><pubDate>Mon, 30 Jan 2012 20:45:12 +0000</pubDate></item></channel></rss>
